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L’usine à poulpes de Nueva Pescanova. Horreur!

Poulpe - Document BNF GallicaChez Nueva Pescanova on adore les poulpes et on est gentil, le site regorges de gentils accronymes sérieux, il est plein de gentils logos et de gentilles affirmations comme :
Notre engagement avec la Planète : Chez Grupo Nueva Pescanova, nous nous engageons à gérer de manière responsable les ressources naturelles et à protéger les écosystèmes aquatiques et l’environnement.

Pêche responsable : Nous collaborons avec des ONG et des associations sectorielles, notamment la Global Sustainable Seafood Initiative (GSSI) et le Sustainable Fisheries Partnership (SFP), et participons à des projets d’amélioration de la pêche (FIP), dans le but d’améliorer et de préserver la santé des stocks de pêche.

Aquaculture responsable : Nous nous engageons pour une aquaculture durable dans tous nos centres de production, étant certifiés par les normes internationales reconnues par GSSI comme les meilleures pratiques du secteur : ASC, GLOBALG.A.P. ou BAP.

Ils sont inataquables même avec les gens : Le Groupe Nueva Pescanova adhère aux Principes d’Autonomisation des Femmes (PAF) des Nations Unies,
Œuvre social : Nous sommes engagés dans l’amélioration de la qualité de vie des communautés dans lesquelles nous sommes présents et pour cela nous soutenons des actions et des programmes d’amélioration éducative et de bien-être, ainsi que des investissements dans les infrastructures nécessaires.

Un million de poulpes!

Il n’y a quele poulpe qui sort de cadre de gentillesse puisque l’entreprise lance son élevage industriel de poulpes. Dans des bâtiments de 52 000 m2 Nueva Pesconava prévoit la mise sur le marché de 3000 tonnes de poulpes !!! Sachant que le poids moyen d’un poulpe est de 3 kilos, ça fait 1 million de poulpes.

Nous on aime les poulpes, Nueva Pescanova aime surtout l’argent.

Ci-dessous un article moins énervé traduit d’El Pais du 8 novembre dernier.

Nueva Pescanova commercialisera la première pieuvre au monde née en aquaculture à l’été 2022. C’est ce qu’a annoncé ce lundi l’entreprise galicienne, qui a inauguré son nouveau centre d’innovation avec lequel elle entend devenir une référence dans le développement de nouvelles espèces agricoles.

Il s’agit du Centre Biomarin Pescanova, situé à O Grove (Pontevedra), et dans lequel elle a investi 7,5 millions d’euros. Il a une superficie de 4 000 mètres carrés et, avec lui, le groupe de pêche veut se positionner “à l’avant-garde de la recherche en aquaculture dans le monde, en devenant un centre de référence dans l’amélioration de la santé, de la nutrition, du bien-être animal, de la durabilité et des nouvelles espèces d’élevage”, a-t-il expliqué dans un communiqué. Elle explique que, sur les 250 000 espèces marines existantes, seules 580 sont connues pour être produites en aquaculture.

Et avec l’un d’entre eux, le poulpe, Nueva Pescanova s’est positionné comme un pionnier. Les plus de 40 chercheurs qui travailleront dans le nouveau centre d’innovation ont déjà réussi à fermer le cycle de reproduction de cette espèce en aquaculture. En d’autres termes, les spécimens nés au sein de l’entreprise ont non seulement réussi à atteindre l’âge adulte, mais peuvent également se reproduire en dehors de leur habitat naturel. Tout cela grâce à Lourditas, la première pieuvre née en aquaculture et dont sont issues jusqu’à cinq générations. Cela permettra à Nueva Pescanova de commercialiser les premiers spécimens nés de cette manière l’été prochain.

La nouvelle infrastructure servira également de centre technologique pour les projets de transformation numérique et de durabilité de l’entreprise. L’entreprise a des projets en cours avec l’intelligence artificielle ou le big data dans l’aquaculture de crevettes avec Microsoft, étant capable de contrôler 100% des processus en temps réel et automatiquement, “stimulant l’efficacité et la durabilité des cultures, garantissant la traçabilité des aliments et améliorant la santé et le bien-être des animaux”, indique l’entreprise.

L’entreprise explique que son engagement en faveur de l’aquaculture comme alternative à la pêche vise à “garantir la disponibilité des ressources marines pour les générations futures”. Depuis les années 1980, elle produit du turbot par cette méthode en Galice, ainsi que des crevettes vannamei au Nicaragua, au Guatemala et en Équateur. “Morgan Stanley, dans son étude “The future of Foods” en 2020, prévoit que l’aquaculture va croître à un taux annuel composé de 5% entre 2020 et 2030, atteignant un volume mondial de 300 milliards de dollars en valeur d’ici 2030″, a expliqué le président de Nueva Pescanova, José María Benavent.

Photo : BNF-Gallica

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